25 février 2009
Mânes
O Mânes qui erraient dans des destins sans gloire
Que venez-vous hanter de vos sombres histoires
Nos pauvres vies humaines qu'ont-elles encore à vendre
Que n'avez-vous de cesse de rejoindre vos cendres
Du Pardes vos pères vous hèlent et vous pleurent
Le Panthéon céleste s'émeut de vos erreurs
Qui vous laissent ici plutôt qu'à l'ascension
Rendant à vos destins vos logiques raisons
Cessez vos pauvres errances regagnez les hauteurs
Laissez nos existences à leur lot de malheurs
N'ayant cure des vôtres nous supportons nos peines
Et le sang qui s'écoule qui fait brûler nos veines
Laissez-nous donc survivre en ce monde et ses chaînes
Laissez-nous les enfers et rejoignez l'éden
15 février 2009
Pendule
Le bruit du pendulier
Qui se meut qui m’anime
Qui m’est si familier
Au son du temps qui passe
Je sombre en mes pensées
Je songe en ces tenaces
Secondes minutes années
Elles nous prennent nous meurent
Sans jamais s’arrêter
Ce battement de cœur
En simple pendulier
19 janvier 2009
Mots
Ils sont au fond de moi
Ou arrivent peut être
De plus loin que je crois
Ils fondent en tempêtes
En douces obsessions
Ils coulent et ne s’arrêtent
Qu’une fois retranscription
Ils racontent ma vie
Ils racontent mes joies
Mes viles mélancolies
Mes doutes et mes émois
Ils conduisent mes nuits
Et rythment mes saisons
Les mots sont mes folies
Mes tendres déraisons
Ils voient un monde beau
Ils voient un monde laid
Ils s’offrent en cadeau
Et pansent un peu mes plaies
Ils sont le thérapeute
Et mon alter ego
Me cachent bien souvent
Sont ma seconde peau
Les mots sont dans ma tête
Ils fondent en écho
Me survivront peut être
Où volent les oiseaux
17 janvier 2009
De profundis
De tout l’entier de mon être
Du froid glacé ceint de flamme
A mon envie de paraître
De mon cœur de mon esprit
Des particules infimes
Du tout l’homme que je suis
De ma tête à mes racines
Je crie vers Toi
Dans les brumes de mes nuits
Dans les peurs que je condamne
Les solitudes et le bruit
La joie, la vie et ses drames
Dans les guerres et dans les paix
Dans les tourments de la Terre
Dans les laves de nos cruautés
Dans l’ espoir de nos pères
Je crie vers Toi
Dans mes prières sans foi
Dans ma foi trop enfantine
Lorsque je doute de Toi
Lorsque j’espère magnanime
Dans mes colères mes éclats
Dans mes pleurs mes lâchetés
Dans les bonheurs les émois
Sur les autels sacrifiés
Je crie vers Toi
13 décembre 2008
Noël
Noël s’est paré de cadeaux
Noël sur toute la terre
Annonce un matin nouveau
L’amour en ce grand mystère
Inonde les cœurs en écho
Pour un enfant et sa mère
Promesse d’un monde nouveau
Chantez anges de lumière
Bergers et tendres troupeaux
Noël sur toute la terre
La gloire du Dieu très haut
19 novembre 2008
chute
Au ciel des mes étés
D’oasis en déserts
Humus ou canopée
Du profond des enfers
A l’Eden envoûté
Je guette ta présence
Apprécie ta bonté
Des soleils qui rayonnent
Des étoiles lactées
Des nuits qui m’emprisonne
Au jour où je renais
Je veille je soupçonne
Je tremble papillon né
Au souffle de l’automne
De ténèbres en clartés
Si l’espoir m’anime
Ma flamme n’est que reflet
Comme une lune spleen
Où vais je me tourner
Je goutte une évidence
Et mes yeux sont fermés
Pourquoi ce cœur de pierre
Ces gestes détournés
Je tombe me relève
De peurs en pas troublés
J’avance me détourne
Pour finalement flancher
Sur mes chemins de route
Malgré la guide là
Le doute me déroute
Mes tourments me déchoient
J’aperçois la lumière
Le phare me conduis
Sur mon destin austère
Mes chimères infinies
Tu es là tu espères
Accompagne mes pas
Et soigne les blessures
De l’homme au peu de foi
03 novembre 2008
héraut
On voudrait être héros plein de gloires et fortune
De hauts faits de combats de grands pas sur la lune
De ceux qui font le monde ou bien veillent sur lui
De sagesses fécondes ne craignant l'ennemi
Je voudrais être héros sur les champs de bataille
De notre humanité avançant vaille que vaille
Enchainant les victoires refusant les défaites
Courageux plein d'espoir et friant de conquêtes
Mais reflet du miroir je ne suis qu'un simple homme
Juste un simple être humain qui vacille tout comme
La flamme de la bougie qu'un souffle peut éteindre
Et plutôt que lutter on n'entendrait que geindre
En fait du beau héros dont je n'ai le costume
Je n'ai pas d'autre écho sous le clair de ma lune
Que la voix du héraut que le seul chant du cygne
Préchant dans un désert que le destin assigne
28 août 2008
Un
Tant que nous serons deux, je serai vraiment un
Tu fais partie de moi, de l'homme de son destin
Unis pour le meilleur sommet de mon empire
Mon souffle mon oxygène ma raison de souffrir
.
Tant que nous serons deux, je serai vraiment là
Pour affronter le monde, ses craintes et ses joies
Car tu es mon rempart, ma force, mon essence
Qui permet à mes pas de gagner assurance
.
Que Dieu longtemps encore te garde à mes côtés
Tu permets les espoirs, les luttes et les projets
Que ce qui est uni reste sous Sa protection
Les deux ne feront qu'un au delà des raisons...
27 juillet 2008
Spleen
Mais d'où me vient ce spleen ou cette nostalgie
Qui m'inonde mon âme en noires mélancolies
Qui conserve si lourdes mes amères pensées
Qui trouble tout mon être et l'inonde en entier ?
Où m'entraînent ces heures ces pleurs et toutes craintes
Où me portent ces vagues submergeant mes complaintes
Et ces navires filant sur les gouffres amers
Naufrages de cette histoire de ce temps qui se perd ?
Tu fais partie de moi tu intègres mon souffle
Tu es dans mes humeurs constitues mes émois
Comme l'ying et le yang l'obscur et la lumière
Tu fais ce que je suis compagnon solitaire
26 juillet 2008
Spleen
Le spleen de Paris
I - L'ETRANGER
- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta soeur, ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haissez Dieu.
- Eh! Qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !
Baudelaire






