page d'écriture

Poèmes, poésies, humeurs ou simple prose. Des mots, un regard sur notre monde.

23 novembre 2009

Maman

mamanMaman nous a quittés. Tranquillement. Au terme d'une sale maladie qui nous l'a déjà prise depuis de nombreux mois. Elle a choisi l'automne qu'elle aimait.

La couleur des vignes à cette saison restera pour moi, toujours, la couleur du souvenir.

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02 novembre 2009

La grande muraille

livreCe n'est qu'un champ de pierres que cette pièce de quatre-vingts ares que l'oncle Malpeyre lègue à son neveu Firmin, pour lui "apprendre à vivre".
Jamais personne n'a pu cultiver ce coin de causse du Quercy. Bel héritage ! Cependant le jeune homme décide de relever le défi qui lui est lancé: sous les pierres, il y a forcément de la terre, et Firmin commence à dépierrer...
Ce travail insensé - dans le village, on le tient pour fou - occupera toute sa vie. Car, après avoir fait resurgir la terre et planté de la vigne et des arbres fruitiers, Firmin, revenu de la guerre, entreprendra d'utiliser les pierres de son champ à la construction d'une grande muraille qui ceindra son domaine.
Un homme et des pierres. C'est la plus simple histoire du monde. C'est aussi l'une des plus belles, dans la lignée de Giono.

En fait, comment vous parler de ce livre, assez court, sans tout vous dire… et risquer de vous priver du plaisir de la découverte ???
Le 4ème de couverture suffirait, car tout est dit, mais je vous donne quelques indices de plus.

Nous sommes en 1914, Firmin hérite donc d'un lopin de terre rocailleux… et comme il est orgueilleux, le jeune homme décide finalement qu'il arrivera à en tirer quelque chose, histoire de "faire la nique" à cet oncle dont l'humour est pour le moins particulier !!!
L'idée de la muraille lui vient en regardant le tas de pierres qui jonchaient la terre qu'il déblayait, et qu'il avait jetées dans un coin du champ.
Ce qui devait être un simple mur de protection contre les intempéries se transforme en une véritable œuvre, à laquelle il consacrera tout son temps libre.
Conséquences, ce "travail", qu'il s'imposera tout au long de sa vie, le coupera des autres, car il n'a pas d'amis (en dehors d'un de ses cousins), ni d'épouse (donc pas de descendance).

Nous faisons connaissance avec le monde rural du début du 20ème siècle, qui évolue peu à peu pour laisser de la place au "monde moderne".

Le héros est perçu comme un être à part (mais à cette époque chaque village avait son "fou"…).
Les gens se moquent de lui sans que cela aille vraiment plus loin… peut-être par peur des représailles, car il faut dire que notre homme n'est pas grand certes, mais assez costaud !!!

Firmin est très simple, plutôt bourru mais au bon cœur. Sa ténacité et son courage face à la difficulté de la tâche forcent le respect.
L'amitié qu'il noue avec son cousin, ainsi que les menus services qu'il rend aux gens du village, nous montre que malgré tout il a besoin de contact humain.
Je l'ai ressenti comme un homme qui aurait peut-être préféré voir sa vie prendre une autre tournure, et qui avait besoin de laisser une trace sur cette terre en montant cette muraille…
Le personnage est extrêmement attachant.

En définitive, son "aventure" avec cette terre très dure et cette rocaille envahissante nous montre que la détermination paye toujours… même si c'est à long terme, et si la récompense n'est que la satisfaction d'une mission accomplie.

En farfouillant un peu sur la toile, j'ai trouvé cette citation qui en dit long sur Claude Michelet :
"La terre est lourde d'enseignement. Elle apprend la modestie." (Extrait d'un Entretien avec Catherine Argand - mai 1994)

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14 octobre 2009

Un impossible rêve

petit_princeLa quête

Rêver un impossible rêve 
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête, 
Suivre l'étoile 
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l'or d'un mot d'amour
Je ne sais si je serai ce héros 
Mais mon coeur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux
Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile.

Jacques Brel

 

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19 septembre 2009

Automne

"A l'automne des saisons, ce sont les feuilles qui meurent. A l'automne de la vie, ce sont nos souvenirs."

Flor des Dunes

"En automne, je récoltai toutes mes peines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avril refleurit et que la terre et le printemps célèbrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles."

Khalil Gibran

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09 septembre 2009

Envie

developpement_durableUn peu comme au magasin, on regarde la file de la caisse d'à côté qui avance plus vite, nous sommes toujours en train de comparer nos modes de vie. Celle des autres semble toujours mieux, leur métier, leur fonctionnement, leur compte en banque... Pourquoi ne sommes-nous jamais content de notre sort ? Pourquoi faut-il systématiquement que l'on envie les biens des voisins ? Pourquoi cette facilité à voir ce qui nous manque plutôt que d'apprécier ce que l'on possède ?

De même pour les problèmes d'ailleurs. Nous voyons la paille dans l'oeil de notre prochain, bien plus grosse que la poutre dans le nôtre. Cette facilité serait-elle un moyen facile pour ne pas balayer devant notre porte et peut être aussi de nous rassurer sur nos propres malheurs ?

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08 septembre 2009

Abnégation

Académie française, 8ème édition

Définition 1 :

Renoncement, sacrifice. Je fais abnégation de mon intérêt propre, de ma volonté. Je fais ici abnégation de tout sentiment personnel. En termes de Théologie, il se dit du Détachement de tout ce qui n'a point rapport à Dieu. Pour s'attacher uniquement à Dieu il fait abnégation de ce que l'homme a de plus cher.


Une sincère et complète abnégation est une vertu préférable à toutes les vertus. Aucune oeuvre d'importance ne peut être faite sans elle.

Maître Eckhart

La réelle tragédie du pauvre, c'est qu'il ne peut se permettre rien d'autre que l'abnégation.

Oscar Wilde

L'abnégation, la charité résultent le plus souvent d'un défaut de vie personnelle.

Léon Blum


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06 septembre 2009

Les fleurs du mal

Car c'est enfin, Seigneur, le meilleur témoignage
Que nous puissions donner de notre dignité,
Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge,
Et vient mourir au bord de Votre Eternité.

Baudelaire

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04 septembre 2009

Amour et Paix

chaine"Mes enfants, je suis Marie Mère des hommes, servante auprès du Père Eternel afin que les hommes forment une seule chaîne sur toute la surface de la terre et avec en chaque cœur les mots gravés en or : Amour et Paix."
Marie Mère des hommes - juin 2006

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03 septembre 2009

Epictète

  • « IV. SOUVIENS-TOI donc que, si tu crois libres les choses qui de leur nature sont esclaves, et propres à toi celles qui dépendent d'autrui, tu rencontreras à chaque pas des obstacles, tu seras affligé, troublé, et tu te plaindras des dieux et des hommes. Au lieu que si tu crois tien ce qui t'appartient en propre, et étranger ce qui est à autrui, jamais personne ne te forcera à faire ce que tu ne veux point, ni ne t'empêchera de faire ce que tu veux ; tu ne te plaindras de personne ; tu n'accuseras personne ; tu ne feras rien, pas même la plus petite chose, malgré toi ; personne ne te fera aucun mal, et tu n'auras point d'ennemi, car il ne t'arrivera rien de nuisible. » - Le manuel -
  • « XI. ACCUSER les autres de ses malheurs, cela est d'un ignorant ; n'en accuser que soi-même, cela est d'un homme qui commence à s'instruire ; et n'en accuser ni soi-même ni les autres, cela est d'un homme déjà instruit. » - Le manuel -
  • « XIX. SI tu veux avancer dans l'étude de la sagesse, ne refuse point, sur les choses extérieures, de passer pour imbécile et pour insensé. » - Le manuel -
  • « XLVIII. LES dieux ont créé tous les hommes afin qu'ils soient heureux ; ils ne sont malheureux que par leur faute. » - Les entretiens -

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02 septembre 2009

Manuel d'Epictète

manuelEpictète, comme Socrate, n'a pas écrit son oeuvre ; c'est son disciple Arrien qui nous l'a léguée. Né en 50 après Jésus-Christ, en Phrygie, contrée d'Asie Mineure, Epictète fut amené à Rome comme esclave, mais sa condition ne l'empêcha pas de suivre l'enseignement du stoïcien romain Musonius Rufus. Après avoir été affranchi, il ouvrit une première école de philosophie à Rome, tout en menant une vie de pauvreté. Banni en 94, avec tous les philosophes, par l'empereur Domitien, il se réfugia sur la côte grecque à Nicopolis et continua ses leçons dans une nouvelle école. Le Manuel, c'est-à-dire l'enkheiridion, le poignard que l'on a sous la main pour affronter toute éventualité, est voué à l'efficacité éthique. Il est bref et incisif par nécessité. Il ne s'adresse pas au sage, qui n'en a pas besoin, mais à ceux qui, parmi les non-sages, sont en progrès et s'exercent à la sagesse. Le Manuel donne non seulement les signes du progrès, mais les ultimes conseils, et les marques qui pourront montrer que le pas décisif vers la philosophie aura été franchi. Ces signes, ces conseils et ces marques, le destinataire du Manuel doit les emporter avec lui, pour une oeuvre qui, s'appuyant sur les livres, est hors des livres, et ne peut être aidée par personne, sinon par le dieu qui est en lui.

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