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31 juillet 2020

La vie .... comme une maladie

C'est l'on pouvait seulement nous prévenir, nous avertir, nous dire sans faille et sans détour la cruelle mais inévitable vérité...

On la contracte à la naissance et alors même que l'on pousse notre premier cri, elle met à l'oeuvre son cruel processus. Et le pronostique vital est alors engagé, et la fin programmée inéluctablement. Car cette maladie qui nous affecte conduit invariablement à la mort.

Si l'on pouvait comprendre assez vite la fin tragique qui nous attend....

On en prend conscience souvent assez tard en fait. Quelques signes nous alertent parfois, ou en tout cas, devraient nous alerter. Les lanceurs d'alerte nous informent régulièrement. Mais comme le veut notre humanité, on ne tient pas toujours compte des conseils qui nous disent l'impérieuse réalité terrestre et le caractère fatale de ce virus contracté dès notre conception. 

On ne tient pas compte des signaux et des prémices : une croissance rapide, une dégénérescence cellulaire, des dommages fonctionnels, un gripage de la machine corporelle, de nos fonctions motrices, de nos capacités mentales. Et alors même que l'on passe une grande partie de notre vie à gagner de l'argent, on le dépense pour tenter en des gestes vains de contrer les symptômes. 

La cause n'est jamais validée pourtant, la vie.

Vie éphémère, futile, sauvage, facile, coriace, fragile, cette maladie au dénouement funeste nous entraine dans son tourbillon vorace, dans sa course contre le temps.

Les premières années, on apprend comment ça fonctionne, mais l'on passe en nos sociétés dites modernes un précieux temps à apprendre des choses inutiles, leçons d'autres vies qui ne peuvent nous concerner tant chacun est unique. Au lieu de nous dire l'essentiel, nous prévenir des échéances et de l'urgence absolue de notre condition, on nous enseigne rarement l'essentiel.

Ensuite, on travaille pour assouvir des besoins qui au final ne sont même pas les nôtres, mais ceux de personnes qui nous considèrent seulement pour les entités économiques de leur système égoïste et défaillant. Ils mettent cette maladie au service d'une soif qu'ils font passer pour nôtre.

 

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