Au commencement
u commencement était le Verbe. Tout commence par les mots, tout commence par ce code, cette combinatoire absolue. Ils murmurent, ils hurlent sans cesse dans ma tête en sons pourtant souvent confus, sans une réelle trame, une compréhension de ce qu'ils sont.
J'essaie donc d'en trouver un bout par lequel je pourrai enfin filer la laine, filer les jours, sans filer dans les méandres absolus d'une douce folie.
Je vous les livre ainsi, dans un premier temps, en vrac, tels qu'ils arrivent. Peut être un raisonnement, une trame apparaîtra ... Peut être pas ...
Ainsi démarrait, il y a officiellement un an, un blog. D'abord chez un autre hébergeur, puis très vite chez canalblog. Je l'ai entamé chez Orange, avant de le transférer ici.
Un an de vie et aussi un récapitulatif, une synthèse de ce que je suis. Toujours ces mots, que j'arrive néanmoins à mieux entendre, ou du moins que j'appréhende dans le tumulte du temps. Ces mots qui sont toujours là. Je sais enfin que si j'arrive à entrer en mon antre, je peux les entendre.
J'ai juste encore peur d' écouter mon silence, d'affronter le calme qui dévoile les choses, qui découvre les êtres. Et si en regardant le miroir, je n'y voyais que le vide, l'absence ou pire la laideur ?
Pouvoir faire le calme et écouter le son de son âme, cette voix si fragile qui hurle pour se faire entendre quand je n'ai que de cesse que de la faire taire tout en redisant le contraire.
Quand oserais-je cette descente en moi-même, cet ultime affrontement des sens et de la connaissance, cet ultime territoire inconnu sur ma planète ? Quand se détissera la toile ?
Les mots sont à la porte et veulent toujours sortir pour dire, pour vivre et s'envoler. Je sais que cela se fera, mais où et quand et sous quelle forme. Des bribes apparaissent déjà et j'ose entrouvrir les portes de mes inconsciences. Mais il y fait si sombre ...