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13 mars 2008

Musée Fabre

bonjour_MAprès quatre années de fermeture et une restructuration fondamentale, le musée Fabre de Montpellier Agglomération a réouvert ses portes au public le dimanche 4 février, il ya maintenant plus d'un an.  Le public a ainsi pu découvrir un musée entièrement rénové et métamorphosé, avec une superficie de 9200m2 et quelques 900 œuvres du XVe au XXIe siècles intégrées  au sein d’un parcours thématique et chronologique à la logique retrouvée.

Ainsi a été créé un équipement moderne, convivial et fonctionnel, avec des services nouveaux, accueil, librairie, centre de documentation, vestiaires, cafétéria etc. Bref, un musée qui soit pleinement de son temps et offre à l’usager un vrai confort de visite, mettant à sa disposition toutes les nouvelles technologies.

Mais le musée a su garder toute sa spécificité montpelliéraine et son épaisseur historique. On retrouve dans les collections la personnalités des donateurs, les grandes figures qui ont marqué ce musée. On retrouve aussi un certain nombre d’espaces réhabilités et valorisés.

Accueil_museeLe musée a ses atouts, ses richesses. Il a ses lacunes aussi. Il faut les assumer. Il serait absurde de chercher à colmater les brèches et de faire du saupoudrage pour avoir tous les noms de la peinture, tous les courants. Les vrais musées que l’on a envie de voir sont ceux qui ont une personnalité. Les gens vont voir le musée Picasso à Barcelone ou Paris, les Georges de La Tour à Nantes… Au musée Fabre, ils viennent chercher le réalisme avec Courbet, le romantisme avec Delacroix, les prémices de l’impressionnisme avec Bazille. L’acquisition de deux nouvelles toiles de Bazille, portant à onze le nombre des œuvres de ce peintre présentées au musée, va dans le sens du renforcement de ce qui fait la spécificité du musée.

Parallèlement, ont été renforcées les collections pour le XXe siècle avec la création de deux pôles, Soulages d’une part, et les peintres du groupe Support Surface d’autre part. Mais le parcours s’arrête là, la jeune création ayant vocation à être exposée dans un centre d’art contemporain.

Le musée permet aujourd'hui au visiteur de retrouver une certaine fluidité et une certaine logique du parcours. Le problème majeur qui se posait, tant à l’architecte qu’au conservateur, était que le musée Fabre était emboîté dans trois strates de bâtiments différents qui n’avaient pas forcément de liens ni de logique. Il y avait le collège des Jésuites, musée du XIIe, le musée Fabre lui-même du début XIXe, et le musée “Bruyas” de la fin du XIXe. Cela faisait un ensemble d’espaces très disparates et il fallait retrouver une certaine unité et une meilleure logique de parcours. Le musée a donc prévu un vrai cheminement que le visiteur peut parcourir à son rythme, parcours émaillé d’espaces de repos et de documentation où il peut trouver des écrans multimédia, des fiches d’information, des plaquettes et des guides plus ou moins spécialisés selon sa demande, son âge ou son degré de culture.

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