poker
La vie serait donc semblable à un jeu de cartes, un poker par exemple. On arrive sur la table avec ce que l'on est et on vous distribue votre jeu.
On y arrive tous différents, et l'on a tous un jeu favorable ou pas. Il faut parier sur l'avenir, parier sur la possibilité que d'autres cartes interviennent, parier sur le jeu des autres et alors tenir la partie ou pas.
J'ai connu des personnes qui jouaient, grands seigneurs, sans aucun jeu et qui pourtant sortaient gagnants. J'en ai connu avec un jeu d'enfer, qui pourtant gacher leurs avantages.
Il faut savoir abattre ses cartes au bon moment, ne pas laisser passer l'instant magique.
Pascal, dans son célèbre pari, pose la question même de la foi au coeur de la partie, de sa vie : « Vous avez deux choses à perdre : le vrai et le bien, et deux choses à engager : votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude; et votre nature a deux choses à fuir : l'erreur et la misère. Votre raison n'est pas plus blessée, en choisissant l'un que l'autre, puisqu'il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude ? Pesons le gain et la perte, en prenant choix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu'il est, sans hésiter. »
Faites vos jeux !