spleen
J'ai toujours eu l'âme vagabonde. Toujours demeure au fond de moi une grande tristesse. Je ne sais d'où elle vient, elle est là simplement. Ce n'est pas que je ne crois pas en la vie et que je ne l'apprécie pas. Bien au contraire. Même s'il est vrai que le regard que je porte sur mes contemporains n'a, à mes yeux, rien de bien réjouissant.
J'ai de la chance. une chance merveilleuse et appréciable de bien me porter, de connaître l'amour de ma moitié, d'avoir autour de moi des gens de grande qualité, une famille extraordinaire et des amis sincères, une belle maison, un métier de passion et la chance d'écrire.
Pourtant, il y a au fond de moi ce spleen permanent, comme une aiguille sous le talon. Peut être pour me rappeler au bonheur et aux gens qui m'entourent, et me ramener, un peu les pieds sur Terre. Vivre et exister en conscience et pleinement.
On n'écrit pas, ou moins en tout cas, sur ce qui va ....... paraît-il.