Au delà du temps
Ame que deviens-tu, vers quelle contrée t'exile Où fuis-tu où pars-tu quand le corps si fragile Pauvre abri de fortune ne bat plus n'en peux plus D'une vie de labeur et de sombres vertus ? Quand le souffle de vie le dernier s'est enfui Rejoins-tu l'infini les nuages et les anges Pour la pesée fatale en châtiment étrange Ou un autre habitacle en errance infinie ? En goutte d'énergie dans un océan pur Au delà de l'espace et des folies du temps Te dissous-tu alors dans l'onde créatrice Rendant à l'univers une nouvelle matrice ? Et nous dans ce voyage être de chair et sang Nous n'existons donc plus rejoignant le néant Ne sommes-nous vraiment là que pour te supporter Redevenant poussière en ayant tout donné ?