18 août 2007
temporis
Inexorablement de secondes ingénues
En minutes mutines les heures font des années
Le temps se fait la malle et nos yeux des valises
Qui sur les quais de gare voient défiler les trains
Invariablement de fêtes en nouvel an
De rentrées en vacances de photos en diapos
Le temps coule sans fin sur nos corps emportés
Par les courants du fleuve filant sous le pont Neuf
L’aiguille du cadran refait encore un tour
Emportant avec elle nos rêves et nos amours
Qui dansent dans le vent comme les feuilles du saule
Retombant à nouveau en ballet incessant
Imperturbablement la folle ronde des jours
Nous entraîne impétueuse dans sa valse insolente
Du berceau à l’autel en futile combat
Sur le vaisseau de vie qui lentement se noie
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