la faux
Il est curieux le rapport que l'on peut avoir avec la mort.
Il semble déjà assez impudique d'en parler, voire indécent. Pourtant, celle qui touche autrui, ou un proche, nous renvoie obligatoirement à nos propres craintes ou démons, nos propres interrogations.
Il en va de même lorsque celle ci pèse sur vous comme cette fichue épée de Damoclès ou si vous l'avez déjà côtoyée.
Les réactions sont variées : paralysie, frénésie, peur, abnégation, questionnement sur l'aujourd'hui ou sur l'après.
Une chose est certaine. Qui que nous soyons, elle nous attend forcément au bout de notre route et doit alors nous raccrocher encore plus à la vie. Cette vie si futile et pourtant si précieuse. Cette vie si fragile et qui pourtant nous confère tant de force. Cette vie si fugitive, mais que nous croyons pourtant infinie.
On agit souvent comme si on la pensait sans fin, nous raccrochant à de si petites considérations, amassant pour je ne sais quelle raison ou considérant les mauvaises priorités. Elle est pourtant si précieuse par tous ces aspects que chaque moment devrait être apprécié à sa juste mesure, rien ne devant être gaspillé.
Il est curieux le rapport que nous avons avec la mort. Et de fait le rapport que nous avons avec notre propre vie.