Nos vieux jours (2)
Des structures existent. Des gens y réfléchissent.
Mais pense-t-on jamais à l'humain derrière la personne âgée, fragile, dépendante, aimable et aimante. Malgré la déchéance et les maux qui rongent, est-on toujours conscient du statut de "personne" ?
J'ose à croire que oui et certaines structures font un travail formidable, tant dans des maisons spécialisées que pour pouvoir conserver les gens chez eux, leur gardant une vraie dignité, jusqu'au bout.
De vraies structures, qui conservent toute l'humanité nécessaire, de vrais soins, une véritable attention, de vraies activités qui ne sont pas simplement là pour épater la galerie, mais pour mettre en valeur la personne, lui réapprenant certains gestes quotidiens ou lui permettant, dans le cas de l'Alzheimer, de conserver un peu plus longtemps quelques souvenirs.
Je parle aussi des familles qui, est cela est difficile, je l'admets, oublient peut être un peu aussi leurs anciens, sous prétexte ou pas qu'ils sont bien et qu'on préfère conserver de bons souvenirs et que de toute façon, les anciens ne se souviennent plus.
Il est vrai qu'il est difficile de voir que votre propre mère a oublié qui vous êtes. Mais quelque part, en elle, ce souvenir subsiste, et sait-on s'il n'est pas plus vivant que ça ?