08 juillet 2009
Priorités
On place trop souvent dans nos priorités les choses aussi vaines que sans importance. On perd énormément de temps, de fait, sur des dossiers qui ne mériteraient pas la place qu'on leur accorde.
"C'est le temps que tu accordes à ta rose, dit le Petit Prince, qui fait ta rose si importante." Et si, parfois, nous laissions de côté ce qui peut paraître si essentiel et qui ne l'est pas pour recadrer nos priorités.
09 mai 2009
Pensées...
Quand l'homme devient une marchandise, une entité économique, ou tout simplement de la chair à canon. Quand la guerre est un business, la vente d'armes, un argument de poids dans les balances commerciales. Quand la planète n'est plus qu'une réserve dont l'usage irraisonné se fait au dépend de toute forme de vie et des générations futures. Quand notre humanité s'enfouit sous les égoïsmes et le matériel et que toutes les valeurs tournent au simple contentement de soi. Quand les libertés des uns ne s'arrêtent plus où commencent celles des autres.
Alors que reste t il encore à nos consciences ?
06 mai 2009
Vous avez dit bizarre...
D'où provient cette impression étrange, ou cette étrange impression, d'un ailleurs ? D'où vient le fait de se sentir si lourd, si étranger à ce monde ?
Les règles d'ici ne peuvent avoir été initiées ainsi à l'origine. Nous vivons la majeure partie de notre existence à courir après des chimères, de fallacieux trésors empreints de consumérisme et de matérialisme. Nous passons tout notre temps à régler des problèmes sans réel importance, si cela peut d'ailleurs être même qualifié de problèmes. A force de ne plus regarder que son petit nombril, on en oublie les vraies valeurs et les autres, souvent dans des situations bien plus dramatiques. Je ne parle pas de ceux qui nous environnent et qui passe le plus clair de leur temps dans ce marasme ambiant d'auto congratulation ou de pseudo misères existencielles. Non, les autres, ceux qui ne fréquentent pas les cercles aisées de nos sociétés aveuglés par leurs conforts et leurs biens.
A force de donner de l'importance à de si bénignes coquaceries, on en oublie ce qui l'est vraiment. On se donne ainsi de l'importance, dans un monde où il faut simplement exister, non plus pour ce que l'on est mais pour ce que l'on a. Où l'entraide, le respect, la parole donnée, l'amour et la paix, ne sont plus que des archaïsmes, voués à l'oubli et à la désuétude.
Pourtant, de partout, et plus encore aujourd'hui dans un contexte de crise et de remise en question, des gens, d'un peu partout, reprennent une certaine réflexion et un peu de recul pour regarder de plus prêts ce qui fait les codes actuels. Ont-ils l'impression que nous nous éloignons du naturel et du vrai ou regardent-ils simplement encore ce qu'ils n'ont pas ?
J'ose à croire que nous retrouverons le sens des réalités et qu'il ne faudra pas attendre que l'on touche le fond pour réaliser, pour comprendre notre vraie nature.
13 janvier 2009
N'aie pas peur
« A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer. Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent: C'est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris. Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c'est moi; n'ayez pas peur! Pierre lui répondit : Seigneur, si c'est toi, ordonne que j'aille vers toi sur les eaux. Et il dit: Viens! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s'écria: Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? Et ils montèrent dans la barque, et le vent cessa. Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus, et dirent : Tu es véritablement le Fils de Dieu. » Matthieu 14.25-33
Au delà de la démarche de foi de Pierre, de la dimension spirituelle de ce texte, ce texte m'interpelle toujours. Pourquoi ces peurs qui nous paralysent, qui me paralyse, qui m'étreignent et m'empêchent d'avancer, pesant lourdement à chacun de mes pas ?
Je réalise que si j'enlève les peurs de hier, passées, celles de demain, dont je ne suis pas maître et que j'aurais bien le temps d'affronter quand elles se présenteront, si j'enlève encore celles sur quoi je ne peux guère intervenir, et les futiles auxquelles j'accorde bien plus d'importance qu'elles n'en méritent, la vie serait bien plus légère. Pourquoi s'encombrer de tout cela ? Manque de confiance en soi, pessimisme débordant, confort du stress ? Peur sournoise de la maladie ou de la souffrance ?
Pourtant ces peurs sont bien là, présentes, pesantes, conscientes ou inconscientes. Sans ces obstacles inutiles souvent, le stress et la peur constructive étant uniquement ce qui nous protège des dangers, j'oserais sûrement plus. Débarrassé de cela, il serait pourtant plus facile de vivre même, de faire bouger des montagnes, voire de marcher sur les eaux.
09 novembre 2008
Futur
Vouloir connaître le futur, vouloir connaître son futur. Il est vrai que la tentation est grande de savoir ce que sera demain, de quoi notre vie sera faite, d'avoir des réponses sur notre destin, s'il existe des personnes qui y ont effectivement accés...
Avoir une telle connaissance pose de nombreuses questions. Sommes-nous maître absolu du chemin que nous devons parcourir ? si nous le savons d'avance, en effet, quels sont les choix personnels que nous pouvons alors encore poser ? N'est-il pas un peu facile de s'en remettre à une seule personne, quelqu'un d'autre, pour agir à notre place, puisque dans l'action, les décisions et les choix sont tout de même la plus grande partie des faits.
Prendre un décision, effectuer un choix de vie, une orientation. Les plus grands ont, dit-on, recours à des "voyants" pour prendre des décisions. cela fait à la fois peur de savoir que nos dirigeants ne sont pas en mesures seuls de décider de notre sort, et en même temps cela leur confère un aspect humain, dans le sens où ils n'ont sont pas aussi forts qu'ils veulent bien le laisser paraître. Mais cela est-il plus rassurant pour autant ?
Dans les temps difficiles que nous affrontons aujourd'hui, la tentation de la connaissance va devenir de plus en plus grande. Crise, incertitudes, peurs, chômage, ne facilitent pas le libre arbitre. Qu'allons-nous devenir ? Y a t il une issue possible ?
Mais ne baissons-nous pas déjà les bras de s'en remettre à un tiers dans ce contexte certes délicat ?
01 novembre 2008
combat
Le bien et le mal existent. Ce ne sont pas simplement des idées ou des créations philosophiques, morales ou religieuses. Les notions sont bien là, présentes à chaque instant de notre humanité. Et c'est en chaque être humain que cette cohabitation prend toute ses formes.
De puis la nuit des temps, l'homme cherche à appréhender cette dualité, à la comprendre, à l'expliquer. Depuis nos origines on tente de séparer l'un ou l'autre, de se donner des raisons.
Nous sommes capables de meilleur comme du pire.
En chacun de nous, c'est un combat permanent qui se joue. Deux êtres identiques, qui se disputent la direction de nos actions. Parfois inconsciemment, parfois consciemment.
Cette lutte qui fait ce que nous sommes, nous ouvre le véritable chemin de la connaissance ultime : nous même.
12 octobre 2008
rêve
Permettez que je partage avec vous le rêve de cette nuit, paisible et serein.
Nous étions, ma mère et moi dans un parc, assis. Nous devisions de tout et de rien, petite conversation sans réelle importance mais si empreinte de tendresse. A l'ombre d'un grand arbre, nous avions tout notre temps, observant les gens et les choses. Une légère brise agitait les feuilles.
Rien ne venait troubler cet instant qui n'appartenait qu'à nous.
J'étais un peu surpris de ce regain de lucidité mais étais content de retrouver ainsi ma mère.
Et puis, l'après midi passant, ma mère me dit qu'elle avait un peu froid. Je pris alors sa veste en laine et j'aidais à la lui passer. Nous sommes ainsi rentrés, bras dessus bras dessous.
Et je me suis réveillé...
Des larmes si paisibles, qui ne coulent pas inexpliquées cette fois.
11 juillet 2008
bilan
L'heure du bilan :
Une année de blog pour quelques pensées, profondes ou pas, quelques articles, quelques photos, quelques amis, quelques savoirs, quelques vers, quelques écrits, nouveaux ou anciens, un livre, des projets, quelques dates, des visiteurs, des joies, du spleen, des colères, une vie, vos commentaires.... et quelques mots qui roulent, dansent, comme les vagues...
La pelote n'est pas encore démêlée, mais les choses se clarifient et les pensées s'organisent.
09 juillet 2008
Au commencement
u commencement était le Verbe. Tout commence par les mots, tout commence par ce code, cette combinatoire absolue. Ils murmurent, ils hurlent sans cesse dans ma tête en sons pourtant souvent confus, sans une réelle trame, une compréhension de ce qu'ils sont.
J'essaie donc d'en trouver un bout par lequel je pourrai enfin filer la laine, filer les jours, sans filer dans les méandres absolus d'une douce folie.
Je vous les livre ainsi, dans un premier temps, en vrac, tels qu'ils arrivent. Peut être un raisonnement, une trame apparaîtra ... Peut être pas ...
Ainsi démarrait, il y a officiellement un an, un blog. D'abord chez un autre hébergeur, puis très vite chez canalblog. Je l'ai entamé chez Orange, avant de le transférer ici.
Un an de vie et aussi un récapitulatif, une synthèse de ce que je suis. Toujours ces mots, que j'arrive néanmoins à mieux entendre, ou du moins que j'appréhende dans le tumulte du temps. Ces mots qui sont toujours là. Je sais enfin que si j'arrive à entrer en mon antre, je peux les entendre.
J'ai juste encore peur d' écouter mon silence, d'affronter le calme qui dévoile les choses, qui découvre les êtres. Et si en regardant le miroir, je n'y voyais que le vide, l'absence ou pire la laideur ?
Pouvoir faire le calme et écouter le son de son âme, cette voix si fragile qui hurle pour se faire entendre quand je n'ai que de cesse que de la faire taire tout en redisant le contraire.
Quand oserais-je cette descente en moi-même, cet ultime affrontement des sens et de la connaissance, cet ultime territoire inconnu sur ma planète ? Quand se détissera la toile ?
Les mots sont à la porte et veulent toujours sortir pour dire, pour vivre et s'envoler. Je sais que cela se fera, mais où et quand et sous quelle forme. Des bribes apparaissent déjà et j'ose entrouvrir les portes de mes inconsciences. Mais il y fait si sombre ...
08 juillet 2008
autographes
Je suis très heureux : il se trouve que le livre édité récemment marche fort sympathiquement. Partout, de gentils et agréables commentaires accompagnent la parution. La rançon du succès auquel je ne m'attendais pas, ce sont les autographes. Chacun veut la signature et le petit mot personnel de l'auteur.
Mon ami Alain m'avait réservé une surprise à sa façon, faisant l'éloge du livre durant le baptême de sa petite. Il y a donc eu présentation et même lecture publique.
Du coup, de nombreuses personnes ont voulu leur exemplaire. Que nous n'avions pas... et la signature.
Il n'est pas aisé d'avoir toujours le petit mot juste accompagnant la dédicace. Mais j'avoue que je ne me fais qu'une douce violence, tant l'exercice, à ce jour encore, est plaisant. Avoir les avis en direct, sur les textes et les dessins... et laisser une petite empreinte.
Certes, le succès demeure confidentiel, mais cela suffit pour se prendre pour un grand auteur : la grosse tête quoi !
