26 février 2009
Leeloo
Leeloo a regagné sa maison dès lundi soir, un peu groggy par l'anesthésie. Elle ne doit pas poser sa patte et ne doit pas courir durant 1 mois. Mais elle semble aller bien.
Demain, visite de routine pour voir si tout va bien et si ça cicatrise et ensuite il faudra enlever les points .....
25 février 2009
Mânes
O Mânes qui erraient dans des destins sans gloire
Que venez-vous hanter de vos sombres histoires
Nos pauvres vies humaines qu'ont-elles encore à vendre
Que n'avez-vous de cesse de rejoindre vos cendres
Du Pardes vos pères vous hèlent et vous pleurent
Le Panthéon céleste s'émeut de vos erreurs
Qui vous laissent ici plutôt qu'à l'ascension
Rendant à vos destins vos logiques raisons
Cessez vos pauvres errances regagnez les hauteurs
Laissez nos existences à leur lot de malheurs
N'ayant cure des vôtres nous supportons nos peines
Et le sang qui s'écoule qui fait brûler nos veines
Laissez-nous donc survivre en ce monde et ses chaînes
Laissez-nous les enfers et rejoignez l'éden
22 février 2009
Opération
Leeloo, notre chienne, doit passer demain matin sur la table d'opération : rupture des ligaments croisés.
Pas plus tard que mardi dernier, on nous annonçait déjà qu'elle avait de l'arthrose... Cela ne nous rajeunit pas !
18 février 2009
Et Dieu dans tout ça...
Je crois que je commence à bien faire le tour des différentes parties de ma personnalité. Après le blog social et professionnel, le blog personnel, il manquait l'aspect spirituel. Certes, cela transparaît un peu sur toutes les facettes et dans tous les domaines, mais exprimer une foi dans ce qu'elle a de plus profond, voilà ce qui manquait pour avoir le portrait le plus fidèle de mon être, finalement pas si complexe que ça en a l'air.
Il est vrai que la foi a quelque chose de très confidentiel, un peu comme un jardin secret. Mais je faillis sans doute à ma vocation de chrétien de ne pas l'afficher, la partager, et peut être par là, la faire comprendre. Croire, dans le monde d'aujourd'hui, n'est pas, quoi que l'on dise, quelque chose de facile. Tout est fait pour nous aspirer dans le matériel et le confort, dans le repli que nous confère la peur de l'actualité. Ce sont les choses qui ont gagné le statut d'idoles et du coup Dieu a disparu de nos écrans de contrôle.
Au delà du divin, c'est tout une partie de nos société qui s'écroulent, la rencontre, l'entraide, les vraies valeurs. Vous allez me dire que l'on n'a pas besion d'un Dieu pour cela, et pourtant...
17 février 2009
St Alexis
Aujourd'hui, nous célébrons Saint Alexis, confesseur, pélerin et mendiant du Ve siècle.
"Vous ne me connaissez point, je viens d’un autre pays, je m’appelle Saint Alexis, martyre. Pour moi j’étais pas martyre, j’étais simplement que l’humble servant de Dieu. On n’a pas occasionné le fait de pouvoir dire la grandeur de Dieu, Son Amour, Sa Vivacité, cette Miséricorde qui nous remplit. En Lui on ne souffre pas, en Lui on vit. Je suis heureux d’être venu parmi vous et je vous transmets toute ma foi et ma prière."
février 2009
15 février 2009
Pendule
Le bruit du pendulier
Qui se meut qui m’anime
Qui m’est si familier
Au son du temps qui passe
Je sombre en mes pensées
Je songe en ces tenaces
Secondes minutes années
Elles nous prennent nous meurent
Sans jamais s’arrêter
Ce battement de cœur
En simple pendulier
14 février 2009
Bonne St Valentin
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur
Ca dégouline d'amour,
C'est beau mais c'est insupportable.
C'est un pudding bien lourd
De mots doux à chaque phrases :
"Elle est bonne ta quiche, amour"
"Mon coeur, passe moi la salade"
Et ça se fait des mamours,
Se donne la becquée à table.
Ce mélange de sentiments
Aromatisé aux fines herbes
Me fait sourire gentiment
Et finalement me donne la gerbe !
Je hais les couples qui me rappellent que je suis seule !
Je déteste les couples, je les hais tout court !
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur
C'est un épais coulis
Ca me laisse le cul par terre
Autant de mièvrerie
Nappée de crème pâtissière
"Coucou qu'est ce que tu fais mon coeur ?"
"La même chose qu'y a une demie heure... "
"J' t'ai appelé y a cinq minutes mon ange mais ça répondait pas...
Alors j' t'ai rappelé... pour la douzième fois de la journée...
En niquant tout mon forfait...
Mais qu'est ce que tu fais mon adoré ?
Ouais je sais on se voit après...
Non c'est toi qui raccroches... Non c'est toi...
Non c'est toi qui raccroches... Non c'est toi...
Non c'est toi... C'est toi ... Bon d'accord je te rappelle... "
Je hais les couples qui se rappellent quand je suis seule !
Je déteste les couples, je les hais tout court !
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur
Anaïs
12 février 2009
Duc in altum
On trouve de tout sur la toile, le pire comme le meilleur. Il est curieux que le filet soit un "net" ( de l’anglais, filet ) et que cette toile soit lancée dans la mer agitée du monde. C’est une image de la pêche miraculeuse, où Jésus invite Simon Pierre à avancer au large ( duc in altum ) pour jeter les filets dans la Mer de Galilée, afin de devenir pêcheur d’homme ( Lc, 5 ... )
lettre apostolique de JP II "Duc in altum "
08 février 2009
L'étrange histoire de Benjamin B.
Curieux destin que le mien..." Ainsi commence l'étrange histoire de Benjamin Button, cet homme qui naquit à 80 ans et vécut sa vie à l'envers, sans pouvoir arrêter le cours du temps. Situé à La Nouvelle-Orléans et adapté d'une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, le film suit ses tribulations de 1918 à nos jours. L'étrange histoire de Benjamin Button : l'histoire d'un homme hors du commun. Ses rencontres et ses découvertes, ses amours, ses joies et ses drames. Et ce qui survivra toujours à l'emprise du temps...
C'est le dernier film en date de David Fincher. Et j'ai aimé, non, j'ai adoré... Certains résumeront ce film à une longue histoire d'amour de 2h45, pour moi, ce n'est pas seulement une histoire d'amour. Le film parle surtout de la vie de deux êtres que tout rapproche, et que tout oppose, par le temps qui passe. Deux vies bien remplies, pleines de petites choses auxquelles nous sommes tous confronter, tomber amoureux, aimer, être passionné, vivre sa jeunesse autant que possible, vivre des drames, mûrir, être responsable, douter, vieillir, et perdre un être cher. J'ai ressenti une émotion pour chaque moment, chaque bribe de leur vie, fabuleusement mis en scène grâce au talent visuel de Fincher. J'ai aimé aussi les personnages, le fait que Benjamin, né vieux, soit déjà plein de sagesse, un état d'esprit que j'admire chez une personne âgée. Ce sentiment m'a fait pensé au personnage de la Ligne verte, Paul Edgemont, où il raconte l'histoire de sa vie à son amie à la maison de retraite. Ce côté paisible et posé m'a poursuivie tout le long du film et m'a saisi pendant les 2h45 que je n'ai pas vu passer...
Et puis la vocation de Daisy m'a bouleversé, parce que justement, là aussi, j'admire toute personne passionnée, vous savez, donner sa vie, son temps, voire son corps à quelque chose par amour, et elle c'est la danse. Un sport, une âme, un art visuel, les séquences dansées dans le film m'ont apporté encore plus d'émotions, ont eu beaucoup d'impact sur moi. Et puis, il y a tout le domaine des effets spéciaux, réalisés avec talent et perfectionnisme, où à aucun moment je me suis dit qu'il y en avait trop, c'est bien dosé et maîtrisé. Et cette histoire d'amour, qui finalement ne dure pas longtemps à l'écran, ces instants parfaits qui ne durent jamais. Détail que j'ai trouvé amusant : le concert des Beatles à la télévision et en fond sonore, les cris des fans.
Je pourrais parler de mille et une choses sur le film, je pense avoir fait le tour de ce que j'ai ressenti. Certaines images m'ont marqué, des images qui nous renvoient à nous-mêmes, nos peurs, nos doutes, nos rêves, nos regrets, et puis cette dernière séquence 'Along the way you bump into people who make a dent on your life. Some people get struck by lightning. Some are born to sit by a river. Some have an ear for music. Some are artists. Some swim the English Channel. Some know buttons. Some know Shakespeare. Some are mothers. And some people can dance' et les eaux qui montent, comme pour effacer tout ce qui vient de se passer... snif... Pour moi, c'est un 6/6. Et j'en fais déjà un film culte !
07 février 2009
Les Djinns
Murs, ville
Et port,
Asile
De mort,
Mer grise
Où brise
La brise
Tout dort.
Dans la plaine
Naît un bruit.
C'est l'haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu'une flamme
Toujours suit.
La voix plus haute
Semble un grelot.
D'un nain qui saute
C'est le galop.
Il fuit, s'élance,
Puis en cadence
Sur un pied danse
Au bout d'un flot.
La rumeur approche,
L'écho la redit.
C'est comme la cloche
D'un couvent maudit,
Comme un bruit de foule
Qui tonne et qui roule
Et tantôt s'écroule
Et tantôt grandit.
Dieu! La voix sépulcrale
Des Djinns!... - Quel bruit ils font!
Fuyons sous la spirale
De l'escalier profond!
Déjà s'éteint ma lampe,
Et l'ombre de la rampe..
Qui le long du mur rampe,
Monte jusqu'au plafond.
C'est l'essaim des Djinns qui passe,
Et tourbillonne en sifflant.
Les ifs, que leur vol fracasse,
Craquent comme un pin brûlant.
Leur troupeau lourd et rapide,
Volant dans l'espace vide,
Semble un nuage livide
Qui porte un éclair au flanc.
Ils sont tout près! - Tenons fermée
Cette salle ou nous les narguons
Quel bruit dehors! Hideuse armée
De vampires et de dragons!
La poutre du toit descellée
Ploie ainsi qu'une herbe mouillée,
Et la vieille porte rouillée,
Tremble, à déraciner ses gonds.
Cris de l'enfer! voix qui hurle et qui pleure!
L'horrible essaim, poussé par l'aquillon,
Sans doute, o ciel! s'abat sur ma demeure.
Le mur fléchit sous le noir bataillon.
La maison crie et chancelle penchée,
Et l'on dirait que, du sol arrachée,
Ainsi qu'il chasse une feuille séchée,
Le vent la roule avec leur tourbillon!
Prophète! Si ta main me sauve
De ces impurs démons des soirs,
J'irai prosterner mon front chauve
Devant tes sacrés encensoirs!
Fais que sur ces portes fidèles
Meure leur souffle d'étincelles,
Et qu'en vain l'ongle de leurs ailes
Grince et crie à ces vitraux noirs!
Ils sont passés! - Leur cohorte
S'envole et fuit, et leurs pieds
Cessent de battre ma porte
De leurs coups multipliés.
L'air est plein d'un bruit de chaînes,
Et dans les forêts prochaines
Frissonnent tous les grands chênes,
Sous leur vol de feu pliés!
De leurs ailes lointaines
Le battement décroît.
Si confus dans les plaines,
Si faible, que l'on croit
Ouïr la sauterelle
Crier d'une voix grêle
Ou pétiller la grêle
Sur le plomb d'un vieux toit.
D'étranges syllabes
Nous viennent encor.
Ainsi, des Arabes
Quand sonne le cor,
Un chant sur la grève
Par instants s'élève,
Et l'enfant qui rêve
Fait des rêves d'or.
Les Djinns funèbres,
Fils du trépas,
Dans les ténèbres
Pressent leur pas;
Leur essaim gronde;
Ainsi, profonde,
Murmure une onde
Qu'on ne voit pas.
Ce bruit vague
Qui s'endort,
C'est la vague
Sur le bord;
C'est la plainte
Presque éteinte
D'une sainte
Pour un mort.
On doute
La nuit...
J'écoute: -
Tout fuit,
Tout passe;
L'espace
Efface
Le bruit.
Victor Hugo

