page d'écriture

Poèmes, poésies, humeurs ou simple prose. Des mots, un regard sur notre monde.

28 septembre 2008

Paroles

Savoir aimer  

Paroles: Lionel Florence. Musique: Pascal Obispo   1998
© Atletico music

   

pagny

Savoir sourire,
À une inconnue qui passe,
N'en garder aucune trace,
Sinon celle du plaisir
Savoir aimer
Sans rien attendre en retour,
Ni égard, ni grand amour,
Pas même l'espoir d'être aimé,


Mais savoir donner,
Donner sans reprendre,
Ne rien faire qu'apprendre
Apprendre à aimer,
Aimer sans attendre,
Aimer à tout prendre,
Apprendre à sourire,
Rien que pour le geste,
Sans vouloir le reste
Et apprendre à Vivre
Et s'en aller.

Savoir attendre,
Goûter à ce plein bonheur
Qu'on vous donne comme par erreur,
Tant on ne l'attendait plus.
Se voir y croire
pour tromper la peur du vide
Ancrée comme autant de rides
Qui ternissent les miroirs

Savoir souffrir
En silence, sans murmure,
Ni défense ni armure
Souffrir à vouloir mourir
Et se relever
Comme on renaît de ses cendres,
Avec tant d'amour à revendre
Qu'on tire un trait sur le passé.

Apprendre à rêver
À rêver pour deux,
Rien qu'en fermant les yeux,
Et savoir donner
Donner sans rature
Ni demi-mesure
Apprendre à rester.
Vouloir jusqu'au bout
Rester malgré tout,
Apprendre à aimer,
Et s'en aller,
Et s'en aller...

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26 septembre 2008

et après...

etre_un_hommeAprès l'escalade de la guerre et la course aux armements, les nouvelles conquêtes de territoires sous couvert d'idéologie, de fanatisme, de pouvoir ou d'argent.

Après l'effondrement programmé de nos systèmes bancaires et des économies brassant de plus en plus de vent, jouant sur des profits illicites ou sur les gens.

Après des gouvernants qui perdent tous sens du légitime et de l'humain, ne voyant que son propre intérêt.

Après les bouleversements climatiques modifiant considérablement la Terre de demain, du fait de nos inconsciences, nos égoismes et du mépris total de notre environnement.

Après enfin, à tout un chacun, l'esprit de collectivité que l'on perd, la notion même de l'autre qui disparaît, nous renfermant dans nos peurs et nos égarements.

Après enfin toutes ces choses, et celles dont on ne parle pas.... Sommes-nous dignes encore de notre appelation "d"êtres humains" ?

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24 septembre 2008

Citations en cascade

" C'est l'endroit où l'eau est profonde qu'elle est le plus calme. "

William Shakespeare

"Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter."

Sagesse chinoise

sagessechinois"Est sage

Celui qui apprend de chaque homme.

Est fort

Celui qui maîtrise sa passion.

Est riche

Celui qui est content de son sort.

Est honoré par les hommes

Celui qui honore les hommes."

Principes des pères

"Mille raisons de s'affliger, mille raisons d'avoir peur s'emparent jour après jour du sot,

mais non du sage."

Hitopadesa De Narayana

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21 septembre 2008

Suspend

Nous aurions fêté nos 60 ans de mariage cette année. Mais me voilà coincé dans cet établissement, ce fauteuil, toute la journée, tous les jours. Je ne bouge plus que rarement, du fauteuil au lit, du lit à la douche. On me lave, on me fait manger, on me couche.

Je ne distingue plus rien. Je n’ai conservé que le réflexe de manger, de respirer et mon cœur de battre. Parfois, je sens qu’on me parle, mais je ne sais plus qui aujourd’hui.

Je n’attends plus rien. Ai-je seulement conscience, à ce jour, que tout cela a une fin. Je ne me pose plus de question et tout est présent. Plus de projection, plus de passé, plus de crainte, plus de remord, quelques bribes de souvenirs, plutôt joyeux reviennent en mémoire et me permettent de passer un temps qui ne se déroule plus, sinon au travers des gestes que je n’accomplis plus.

Drôle de vie en vérité. On s’agite, on s’émeut, on brûle pour l’essentiel pour d’anodins soucis, le temps si court que l’on a à vivre ici bas. Et me voilà coincé ici, entre deux monde, le Styx sans fin, un coucher de soleil entre deux rives.

J’ai aimé. J’aime sans doute encore. Ne me reste que ce sentiment, cette sensation, et celle que je reçois des gens qui m’entourent.

Je suis prisonnière de moi-même, mais dans une prison dont les murs ne sont pas visibles, ne sont pas sensibles, n’apparaissent pas.

La seule fenêtre reste des yeux qui ne savent plus trop interprétés les stimuli extérieurs, la seule lumière provient d’une mémoire bloquée il y a si longtemps. Tout est en suspend.

Et je me souviens encore...

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17 septembre 2008

Je sais où aller

montagneQu'il neige sur ma vie, gèle en mon coeur
Tombent les pluies rien ne me fait peur
Loin d'ici, loin des douleurs,
Je sais où ressusciter, je sais où aller

C'est une campagne où je suis né
C'est un rivage où tout a commencé
J'en ai vu bien d'autres mais celui-là
Jamais rien ne l'effacera

C'est une langue qui m'a bercé
Ce sont des notes qui m'ont emporté
Vers toutes les autres mais sans jamais
Risquer de se faire oublier

Ce sont des visages familiers
Des vieux que l'âge incruste peu à peu
Dans nos paysages montagneux
Des hommes comme des rochers

C'est une enfance que je chéris
C'est une chance de pousser ici
Prison de soleil au milieu des mers
Terre de rêve et repère

Gardez tous les châteaux des rois
Or ou bijoux je reste là
Je ne les échangerai pas
Là je suis chez moi
Je suis riche de ça

Je suis riche de ça

Patrick Fiori

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16 septembre 2008

rencontre

On parle de combat contre la maladie. Il est un autre qui a marqué notre famille, ce fut la seconde guerre mondiale.

Si mon père put resté avec nous comme soutien de famille, mon frère lui fut envoyé en France. Un autre aussi partit en 1942 et préparait notre chemin, mon futur époux que je rencontrerais à la libération, à son retour au pays.

Les deux revinrent, grâce à Dieu. Sain et sauf.

Mon mari fit là-bas, sur le continent, une rencontre qui nous permettra vingt ans après de trouver un lieu d’accueil à notre exil.

Les fêtes se succédèrent alors pour célébrer la victoire et c’est au cours d’un bal que je sus que cette homme, Lucien, était l’homme de ma vie. Une autre avait bien des visées sur lui, mais je sus gagner son cœur.

Les premières rencontres ne sont plus vraiment comme aujourd’hui. De par mon éducation et mes parents, il était alors hors de question que la cour ne se fit point dans les règles. Les premiers bals, rendez-vous de nos approches restaient sous haute surveillante de chaperons divers.

Qu’il était beau mon soldat. Que cette homme avait de l’allure !

C’est par un beau jour d’avril 1948, l’un des plus beaux de ma vie, le 17, que mon père Emile, me conduira à l’autel pour me donner à celui qui partagerait ma vie jusqu’au bout.

J’avais 19 ans, il en avait 25, nous étions insouciant et l’église était décorée.

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14 septembre 2008

Notre histoire

familleOn dit toujours que le seul des continents qui soit encore à explorer sur notre terre est celui de notre propre for intérieur, celui de notre âme. Le penseur nous demande instamment de nous connaître, d’apprendre à nous connaître, pour pouvoir reconnaître l’autre. S’aimer pour pouvoir aimer.

Nous ne prenons plus le temps de connaître. Nous ne prenons plus le temps de chercher derrière les carapaces et les masques de nos inconscients qui vraiment se cache. Pourtant dans ce jeu de cache-cache, ce sont de véritables continents, des terres entières inexplorées et passionnantes.

Plonger aux tréfonds de soi-même. Comme un exutoire, une réponse à toutes les questions existentielles.

Plonger dans le passé de nos ancêtres est une véritable quête de sa propre identité. De par cette introspection familiale, je vis, revis, découvre, redécouvre mes racines. En replongeant dans le sein de ma mère, je revis peut-être une nouvelle naissance.

Par le partage d’une maladie, je me soigne aussi un peu de mes propres lèpres, de toutes ces peaux mortes qui encombrent notre présent.

Comme petit dernier de la famille, je n’ai pas partager tous les temps pourtant fort de cette histoire. Mener aujourd’hui cette enquête auprès des témoins de cette époque comble ces lacunes, remplit les vides de ce qui manque sans doute encore à ma construction, la construction de tous les êtres, sa propre histoire.

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09 septembre 2008

Dur dur

m_enfinDur dur les programme de la rentrée !

Tellement de chantiers en route que je n'ai plus finalement le temps.

Le bonheur est dans le pré, dit le poète, cours-y vite, cours-y vite ...

A force de courir après le temps, on s'en oublie presque. Ce temps qui n'est pas si élastique, ce temps qui manque et qui file.

J'ai entendu à la radio qu'il y a avait des personnes maintenant dont le métier était de rationaliser votre temps, d'étudier votre planning pour y trouver ces si précieuses minutes. Et que faisons nous de ce temps retrouvé, sinon le perdre à nouveau en futilité ?

Et l'on court pourtant toute la journée. Maudite société  !! Et si le seul fautif n'était que moi ?

Posté par fB34 à 22:45 - humeur - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 septembre 2008

Enfance

Marseille  

bonne_mereC'est comme quand on retombe un jour
Sur une photo ancienne
Le papier a un peu jauni
Mais les couleurs reviennent
Alors on fait les yeux fermés
Un retour en arrière
Oh! j'espère que je serai toujours
Chez moi à Marseille

Et le Vieux-Port qui semblait lancer
Les deux bras vers la mer
Est-ce qu'il se souvient que déjà
Je chantais pour lui plaire
Je ne l'ai pas aimé tous les jours
Mais j'ai souffert loin de lui
Oh! j'espère que je serai toujours
Chez moi à Marseille

{Refrain:}
C'est vrai
Bien souvent j'oublie la distance
Qui m'a fait quitter les rues de l'enfance
Je suis parti loin pour saisir ma chance
Mais pas assez pour ne plus que j'y pense
Oh! Marseille

C'est comme quand on reste
Trop longtemps
A fixer le soleil
On ouvre les yeux doucement
Et les couleurs reviennent
Un peu plus belles
Comme ces années de misère et de joie
Passées là-bas
Oh! j'espère que je serai toujours
Chez moi à Marseille

Patrick Fiori

marseille_vieux_port_et_bonne_mere_222

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03 septembre 2008

Intro

Quel curieux projet. Quel étrange discours. Vouloir se mettre à la place d’un autre, à la place de sa propre mère. Vouloir endosser le costume lourd d’un cerveau livré dans son combat contre la maladie, contre l’oubli. Rentrer dans la course folle des ravages du temps contre ceux des souvenirs d’une vie jamais ordinaire.

Toutes les vies sont des histoires, toutes parlent d’un chemin, d’une expérience, d’un combat contre les éléments du destin.

Toutes les vies sont dignes de par la personne qui la vit, de ce que cela nous dit sur elle et sur son âme.

Quelle étrange sensation que ce cerveau dont les murs peu à peu se referment les uns sur les autres. Cette histoire qui disparaît.

La vraie mort, dit le poète, c’est quand on vous a oublié, quand il ne reste plus personne pour se rappeler votre parcours et jusqu’à votre nom.

Et si l’alzheimer nous apprenait simplement la valeur de chaque instant qui passe, tant lorsqu’on le vit, que les traces qu’il laisse. La valeur de toutes les vies de ceux qui nous ont précédés.

Posté par fB34 à 12:12 - Journal d'une mère - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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